Série de billets sur «Humanitaire responsable» (billet 1 de 5)
Avertissement : si vous êtes de nature victimiste ou martyriste, veuillez consulter votre aide ou prendre vos pilules avant de lire ces billets. (rire)
Lorsque je commence à œuvrer au sein du milieu communautaire en 1982, il est clairement défini qu'un organisme sans but lucratif est - par définition - un bénéficiaire de l'aide sociale et de la charité. Un OBNL ou OSBL, selon l'école, ne peut d'aucune manière vendre quoi que ce soit pour survivre; c'est transgresser la limite entre le «gentil bénévole» et le «méchant commerçant». Tenir sa comptabilité dans le rouge est une vertu, un don de soi.
En 1983, le Club Waska commence à vendre des ateliers et des publications. Les pairs lèvent un sourcil. Cinq ans plus tard, tous les services - sauf le théâtre sur vidéo - sont offerts aux membres moyennant une contribution. L'organisme est donc perçu comme un mouton noir, un produit de la droite... Les années 80 passent et le mouvement Waska est vu comme un extra-terrestre.
Le 955, avenue de Bourgogne à Sainte-Foy abrite, en 1989, des cliniques, des avocats, des assureurs et autres professionnels bien nantis. Le Club Waska s'installe dans son propre bureau parmi eux, grâce aux revenus qu'il gagne. L'Union des clubs Waska répète l'expérience en 1991 aux Galeries Duplessis...
Aujourd'hui, l'économie sociale est considérée la norme. C'est le mariage heureux entre l'humanisme et la rentabilité. Les OBNL subsistent grâce au produit de leurs ventes au lieu de dépendre des fonds publics ou de la charité. C'est l'autonomie, l'empowerment.
La droite politique est connue pour sa rapidité à sabrer dans tout ce qui est gauchiste, comme l'action communautaire. Toutefois, celle-ci évolue et n'est plus cette belle utopie qui engouffre des fonds publics dans l'aide à répétition, dans le maintien des démunis dans la pauvreté, dans les grandes envolées pleurnichardes... Bon, j'admets qu'il en reste. La majorité évolue.
Le temps où «communautaire» rime avec «subventionne-nous ou l'on te fait la guerre» appartient graduellement au passé. L'économie sociale permet aux gens de cœur d'aider leur prochain avec la tête haute, en préservant leur dignité et celle de leur clientèle. La population appuie avec enthousiasme l'organisme qui aide sa communauté sans alourdir son fardeau fiscal! Surtout lorsqu'il fait aussi rouler son économie.
Et l'autonomisme, dans tout ça? «Autonomiser» signifie aider les individus et les organisations à s'affranchir de la dépendance aux fonds publics et à la charité, à s'approprier le pouvoir sur leur destin, à regagner leur dignité, à devenir un moteur de l'économie, à devenir un pilier de la communauté, à fièrement devenir CAPABLES et CONFORTABLES.
Être CAPABLE de s'aider soi-même et, par extension, d'aider ses pairs est un pouvoir libérateur. L'esclavage que crée la dépendance aux ressources provenant d'autrui pousse à se dévaloriser, se démotiver, abdiquer. Apprendre à s'approprier le pouvoir sur son succès (l'empowerment) commence par la reconnaissance de ses besoins, de ses forces réelles et de ses attentes pour atteindre le CONFORT. L'autonomie, c'est connaître les techniques pour se sortir d'une situation problématique et pour atteindre la solution, sans qu'un tiers malveillant ne tire profit de son malheur, de son inexpérience.
Être CONFORTABLE, c'est l'état où l'on n'est pas stressé par l'imminence de l'échec. Bien entouré par un réseau d'entraide, l'autonome sait accepter l'aide ponctuelle comme ressource pour le maintenir dans le CONFORT. Tant qu'il y est, il est un vecteur de succès du milieu.
Le centre-droitisme est un mouvement qui appuie l'aide aux concitoyens qui en ont besoin, dans la mesure où cette aide est responsable, où elle permet de ne pas être un fardeau pour la société. On parle de liberté lorsque le gouvernement n'impose pas aux individus responsables d'éponger les échecs de ceux qui ne le sont pas. Or, l'économie sociale permet à un organisme d'aider la population tout en étant un moteur socio-économique. L'OBNL autonome est un exemple à suivre pour sa clientèle. Il ne coûte pas cher pour la société et n'est pas porté à lancer des campagnes de chantage émotif chaque fois qu'il n'obtient pas ce qu'il veut. Il est fort et solide, rassurant et protecteur, stable et rentable, réaliste et pragmatique.
L'organisme «Waska, autonomie et services techniques communautaires» à Québec offre des ateliers d'apprentissage où les participants deviennent autonomes ainsi qu'un réseau d'entraide qui leur permet de le rester. L'économie sociale fleurit partout : Secrétariat à l'action communautaire autonome et aux initiatives sociales, Fédération des télévisions communautaires autonomes du Québec, Chantier de l'économie sociale au Québec...
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samedi 6 mars 2010
mardi 6 octobre 2009
Ubuntu 9.10 - Karmic Koala
La onzième mouture du système d'exploitation Ubuntu, la distribution 9.10 «Karmic Koala» (le Koala karmique) sortira en version finale le 29 octobre 2009.
Ubuntu est un système d'exploitation, tout comme Windows de Microsoft et OSX sur MacIntosh. Il s'agit d'un environnement de travail basé sur Linux comme une multitude d'autres. Il est complètement gratuit, ainsi que toutes les applications qui roulent dessus. C'est ce qu'on appelle la communauté de logiciels libres.
Pourquoi les gens restent-ils avec Windows qui coûte cher, plante tout le temps, fait perdre des heures en dépannages répétitifs et est infesté de virus? Parce qu'ils n'ont tout simplement pas essayé Ubuntu. Voilà. J'entends par «essayer» passer plus que quelques minutes; j'entends par-là le tester à fond pour vivre ses capacités!
Des mythes et des entendus-dire, des vérités du passé, des ouï-dire... Tous les adeptes de Windows ont leur histoire d'horreur concernant Linux. On dit qu'il faut connaître la programmation, que c'est bizarre et très complexe... Laissez-moi vous montrer combien il est simple.
Trois simples menus permettent de faire ce qu'on veut :
- Applications (les logiciels sont ici)
- Raccourcis (les dossiers et le réseau sont ici)
- Système (la configuration et la personnalisation sont ici)
Pour installer une nouvelle application (logiciel), on n'a pas besoin d'aller au magasin et de dépenser. On clique sur le menu «Applications», puis on sélectionne le choix «Ajouter/Supprimer». Dans le nouveau 9.10, ce choix s'appellera «Logithèque». Une liste de tous les logiciels avec leur explication se déroule dans l'écran; on magasine, on clique dans un petit carré, on accepte et c'est fait. Aucun redémarrage. Aucun sou n'est sorti de sa poche.Un autre mythe qu'on entend est «Je ne pourrai pas faire les mêmes choses qu'avec Windows». Bien sûr que oui! Et ce sera compatible à 100 %. Bien sûr, ici on exclut les jeux de «gamers» qui seront supportés dans une version ultérieure.
La navigation Internet se fait avec Firefox, le traitement de texte avec OpenOffice (compatible avec Microsoft Word), les dessins avec Gimp, la musique avec plusieurs outils semblables et même plus performants que sur Windows, la jasette électronique avec AMSN... J'ai environ 100 logiciels installés sur 40 gigaoctets et j'ai encore beaucoup d'espace pour tous mes fichiers. Quand mes amis plantent avec leur tacot de Microsoft, ils viennent se dépanner sur mon Ubuntu qui ne plante jamais et qui n'est pas infesté de virus.
Si vous voulez en savoir plus, venez rencontrer les gens de Waska au Waskafest, le 22 octobre 2009 à 18 h, au salon de quilles Bellevue, 169, rue Louis-IX à Québec (quartier Loretteville).
Pour plus de renseignements sur Ubuntu 9.10 Karmic Koala, visitez http://doc.ubuntu-fr.org/karmic.
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mardi 31 mars 2009
Waska en pleine relance et recherche des administrateurs
Waska, autonomie et services techniques communautaires, un organisme de la ville de Québec, est présentement dans un énergisant processus de relance! Le conseil d'administration travaille fort sur un nouveau plan d'affaires visant à accroître le rayon d'action de Waska et sa force d'opération.En gros, Waska aide les individus et les organismes sans but lucratif à devenir autonomes, c'est-à-dire les amener à s'affranchir de la dépendance aux fonds publics et à la charité, à générer leurs propres revenus. Aussi, Waska implante un système de concertation, de partage et d'entraide communautaire visant à créer des liens entre les OBNL, les intervenants publics, les petits commerces et la population de manière à mousser les relations socio-commerciales qui font vivre le milieu.
Ce mandat, Waska se l'est donné en 1982, lors de sa fondation dans un local du pavillon Technique du Campus 1 à Sainte-Foy (aujourd'hui devenu le CFP Marie-Rollet).
En avril 2008, Waska a ouvert un local au 125, rue Racine à Québec, au coeur du quartier Loretteville (arrondissement de la Haute-Saint-Charles). Le 1er mars dernier, l'organisme ferme ce local afin de s'allouer une marge de manoeuvre pour mener à bien son plan de relance et établir de nouveaux liens avec des partenaires du milieu.
Les nouveaux projets en chantier seront publiés ici même très bientôt et vont permettre à l'organisme de renforcer ses actions communautaires qui font des heureux depuis 27 ans déjà.
Le président par intérim, Christian Tanguay (photo), invite les intervenants impliqués sur le terrain à se joindre à notre conseil d'administration. Oeuvrer pour Waska, c'est construire des piliers de la communauté, réduire le fardeau social et redonner la dignité à des gens de bonne volonté. Vous pouvez communiquer avec monsieur Tanguay à waskatechnicien@gmail.com ou lui téléphoner à (418) 407-1425.
Que vous soyez à Québec ou ailleurs, notre réseau de membres vous attend! Nous invitons toute personne intéressée à contribuer par ses gestes, ses idées ou ses contacts à poursuivre la mission de Waska. La cotisation annuelle de membre est 10 $ pour les individus et 20 $ pour les OBNL. Cela vous permet de bénéficier en retour de nombreux services de haute qualité et de participer à des activités en rapport avec la mission. Vous pouvez vous inscrire auprès de monsieur Tanguay ou auprès de Jean-François Néron, secrétaire exécutif, au (418) 847-4784, waskaquebec@gmail.com.
Bienvenue à toutes et tous!
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