mardi 31 août 2010

Journée des logiciels libres à Québec, 18 septembre 2010

Message de mon ami David, que je partage avec vous:

Partout sur la planète le 18 septembre 2010, on célèbrera la journée de la liberté des logiciels (en anglais Software Freedom Day). Plus de 300 équipes sur tous les continents se préparent activement à célébrer la liberté des logiciels.

La vision pour les organisateurs de cette journée est de rendre autonome tout un chacun afin qu’ils puissent créer, partager et se connecter à un monde digital qui est durable, encourage la participation et est transparent.

Les objectifs de la journée:

  1. Célébrer la liberté des logiciels et les gens qui le font
  2. Faire comprendre ce qu’est la liberté des logiciels et encourager l’adoption des logiciels libres et des standards ouverts
  3. Rendre plus égal l’accès à des opportunité à travers des «technologies participantes»
  4. Faire la promotion d’un dialogue constructif sur les droits et responsabilité dans la société de l’information
  5. Inclure les organisations et les personnes qui partagent cette vision
  6. Faire en sorte d’être pragmatique, transparent et responsable dans l’organisation de la journée


À Québec, on fêtera aussi avec quelques activités:

  • Présentations sur les logiciels libres et les problématiques des technologies de l’information et le développement
  • Démonstration de logiciels libres
  • Présentation de vidéos
  • Distribution de cédéroms
  • Un cocktail

L’événement est organisé par le Groupe d’utilisateurs de Linux de Québec (linuq) et des fonds seront levés lors de l’occasion au profit de Carrefour Tiers-monde

C’est un rendez vous à l’Auberge l’Autre-Jardin le 18 septembre entre 12h00 et 18h00

365, Boulevard Charest Est à Québec

Pas nécessaire de signaler votre présence (mais c’est toujours apprécié). Pour ceux qui ont Facebook vous pouvez joindre l’événement et recruter des participants: http://www.facebook.com/event.php?eid=150436011651641

Pour plus d’information sur la Journée Internationale des logiciels libres : www.softwarefreedomday.org

David Tremblay

jeudi 24 juin 2010

Décisions moumounes dans la ville de Québec

Je suis natif de Québec, amoureux de ma ville et de ses gens, et tous mes enfants aussi. Ce billet sera très facile à comprendre et, malgré tout, il y aura des victimistes/martyristes qui vont réussir à interpréter de travers. À ces derniers, je veux laisser savoir que les CSSS sont équipés pour vous aiguiller vers les ressources d'aide psychologique appropriées.

Les décideurs de la ville de Québec sont moumounes. À ceux qui me diront de déménager à Montréal ou à Toronto, je dis: «Si t'es pas capable de te remettre en question et de t'aimer en même temps, tu devrais consulter un professionnel!». Je suis capable d'aimer ma ville et de vouloir l'améliorer. J'aime Québec, j'y vis et je veux l'aider à faire un examen de conscience. Pour ce faire, je vais inviter des spécialistes du comportement humain et diverses personnalités influentes à commenter sur plusieurs aspects «personnels» de notre belle capitale.

Le transport en commun
Une étude démontre qu'à Québec, on utilise bien peu le transport en commun par rapport à d'autres villes. D'abord, la grosseur de la population n'a rien à voir avec la capacité de faire appel au gros bon sens.

Dans notre adorable capitale, les trajets d'autobus ont été déterminés selon un processus bien à nous : on a étalé la carte de la région par-terre, on a lancé une assiette de spaghetti dans les airs et on a adopté à l'unanimité ce qui est tombé sur la carte.

Sérieusement, la fusion de plusieurs compagnies privées en 1969 pour former la CTCUQ - organisme pseudo-publique auto-flatteur de la classe politique - puis la bataille de 13 municipalités à se tirer la couverture n'aide pas à gérer de manière «normale» une entreprise, c'est-à-dire satisfaire le besoin de la clientèle et devenir rentable. C'est un échec sur les deux points. Tout entrepreneur vous dira que ce sont de mauvaises affaires. Des intérêts personnels et politiques ont nui à la décision éclairée quant à la localisation des parcours. Le moumounisme, ici, est dans le manque de volonté politique à remettre en question ce qui est un échec honteux.

À Montréal, les gens font la file pour entrer dans l'autobus. Les enfants sont disciplinés comme ça, dans nos écoles. Comme mauvais exemple, les parents s'engouffrent dans le véhicule d'une manière éhontée! La galanterie n'a pas sa place à la porte du transport en commun. La classe politique et le RTC sont trop moumounes pour simplement exiger que chacun s'entre-respecte : le chauffeur devrait ne pas ouvrir la porte si les gens ne sont pas en rang. Mais nos sans-couilles ne feront jamais ça ici.

Le progrès
Pas dans ma cour! La population de Québec vieillit et se conservatise. Je ne parle pas du parti politique mais bien de la fermeture d'esprit à tout changement, à tout dynamisme et à tout progrès. Les cheveux bleus - les gens qui n'ont rien de mieux à faire que d'aller signer des registres à la Ville pour nuire au progrès - se disent que tout projet qui dérange un petit peu ne vaut pas la peine d'être entrepris. Au lieu de proposer des améliorations, des ajustements ou des mesures d'atténuation des effets négatifs, on BLOQUE! On bloque tout. Et, moumounement, la classe politique de la capitale préfère ne pas contrarier les chialeux.

Le plusse meilleur maire est allé à Chicago où des spécialistes lui ont expliqué que bâtir en hauteur est bon pour l'environnement, bon pour atténuer les effets néfastes du réchauffement du centre-ville et bon pour la démographie. Le plusse meilleur maire a bien compris. Il préfère faire le moumoune devant les progressophobes.

Responsabilité civique
Chaque matin, j'observe. Étant cycliste moi-même, mon regard est attiré vers mes collègues cyclistes qui, quotidiennement, brûlent des feux rouges et ignorent les arrêts obligatoires. Ils coupent des véhicules en marche, passent à un cheveu des piétons sur le trottoir et louvoient de gauche à droite sur la route en faisant fi de la circulation. Je me suis donné comme défi de trouver un seul cycliste respectueux de ses concitoyens et qui, comme moi, est un square de la réglementation. Je cherche pour vrai... Je cherche encore. La police n'arrête jamais les contrevenants! Les dirigeants de notre ville sont trop moumounes pour exiger la responsabilité civique. Ils font des opérations de relations publiques. Le cycliste contrevenant devrait être accusé de négligence criminelle et contraint de payer la facture des frais de justice le concernant.

Les politiciens n'ont pas non plus de couilles devant les plaigneux qui brandissent les droits de l'Homme lorsqu'on veut implanter des détecteurs de fautifs sur nos routes. Les États-Unis réussissent dans le domaine avec les photo-radars aux feux rouges. Ils ne font pas ça pour l'argent; ils le font pour convaincre que le crime ne paie pas. Notre Québec moumoune restera à genoux devant les abuseurs. Et ceux qui se plaignent de ces radars sont généralement ceux qui contreviennent; ils vantent les mérites de manquer de respect envers leurs propres concitoyens. Les anti-Québécois ne sont pas de l'autre côté de la frontière. Ils habitent chez nous.

Les empuanteurs d'abribus ne se font jamais arrêter par la police. Jamais! Les policiers de Québec sont bien plus préoccupés à trouver des moyens de pression de rechange depuis qu'on leur interdit la grève. J'espère qu'ils porteront des pantalons de pyjama, cet été, de manière à ce qu'on puisse le leur baisser et publier en ligne leur handicap pubien.

La 40
Avez-vous remarqué le détour honteux de l'autoroute 40 par le boulevard Charest? Nos commerces associés et nos politiciens sont tombés dans le piège du mythe urbain disant que si l'autoroute est droite et fluide, l'économie de la ville va en souffrir. Ils n'ont jamais voyagé dans le monde. Ils n'ont jamais parlé avec leurs semblables des autres villes. On peut se consoler un peu en voyant qu'à Trois-Rivières, ils y ont aussi cru naïvement. En bon gaugauchistes, ils centralisent la circulation vers le centre-ville pour éviter qu'on passe à côté d'eux si l'autoroute est droite. Trifluviens : on arrête chez vous davantage grâce à votre publicité sympathique qu'à cause de l'autoroute Francheville. Sans ça, on continue notre chemin quand même et vos commerces ne bénéficient pas d'un sou de ce détour dictatorial.

Bref
Le citoyen de Québec est-il la victime silencieuse de l'anti-progresso-intimidation? Oui. Le politicien est davantage motivé par le gain de votes et de financement partisan que par le dynamisme et le développement de la ville. Je ne resterai pas les mains liées! Je vais mettre en oeuvre - concrètement - des améliorations à ces problèmes. Juste se plaindre ne change rien. Mettre mes bottines où vont mes babines, voilà ma devise!


- Sans rancunes ;)

Liens mis à la disposition de monsieur Labeaume :

Pour ou contre les tours?

Proment présente le nouveau quartier écologique Pointe-Nord et sa première phase : Zuni


Les nouveaux projets urbains...


Îlot de chaleur urbain



Peut-on diminuer l'îlot de chaleur urbain?

samedi 6 mars 2010

Mariage solide et heureux entre le milieu communautaire et le centre-droitisme (1 de 5)

Série de billets sur «Humanitaire responsable» (billet 1 de 5)

Avertissement : si vous êtes de nature victimiste ou martyriste, veuillez consulter votre aide ou prendre vos pilules avant de lire ces billets. (rire)

Lorsque je commence à œuvrer au sein du milieu communautaire en 1982, il est clairement défini qu'un organisme sans but lucratif est - par définition - un bénéficiaire de l'aide sociale et de la charité. Un OBNL ou OSBL, selon l'école, ne peut d'aucune manière vendre quoi que ce soit pour survivre; c'est transgresser la limite entre le «gentil bénévole» et le «méchant commerçant». Tenir sa comptabilité dans le rouge est une vertu, un don de soi.

En 1983, le Club Waska commence à vendre des ateliers et des publications. Les pairs lèvent un sourcil. Cinq ans plus tard, tous les services - sauf le théâtre sur vidéo - sont offerts aux membres moyennant une contribution. L'organisme est donc perçu comme un mouton noir, un produit de la droite... Les années 80 passent et le mouvement Waska est vu comme un extra-terrestre.

Le 955, avenue de Bourgogne à Sainte-Foy abrite, en 1989, des cliniques, des avocats, des assureurs et autres professionnels bien nantis. Le Club Waska s'installe dans son propre bureau parmi eux, grâce aux revenus qu'il gagne. L'Union des clubs Waska répète l'expérience en 1991 aux Galeries Duplessis...

Aujourd'hui, l'économie sociale est considérée la norme. C'est le mariage heureux entre l'humanisme et la rentabilité. Les OBNL subsistent grâce au produit de leurs ventes au lieu de dépendre des fonds publics ou de la charité. C'est l'autonomie, l'empowerment.

La droite politique est connue pour sa rapidité à sabrer dans tout ce qui est gauchiste, comme l'action communautaire. Toutefois, celle-ci évolue et n'est plus cette belle utopie qui engouffre des fonds publics dans l'aide à répétition, dans le maintien des démunis dans la pauvreté, dans les grandes envolées pleurnichardes... Bon, j'admets qu'il en reste. La majorité évolue.

Le temps où «communautaire» rime avec «subventionne-nous ou l'on te fait la guerre» appartient graduellement au passé. L'économie sociale permet aux gens de cœur d'aider leur prochain avec la tête haute, en préservant leur dignité et celle de leur clientèle. La population appuie avec enthousiasme l'organisme qui aide sa communauté sans alourdir son fardeau fiscal! Surtout lorsqu'il fait aussi rouler son économie.

Et l'autonomisme, dans tout ça? «Autonomiser» signifie aider les individus et les organisations à s'affranchir de la dépendance aux fonds publics et à la charité, à s'approprier le pouvoir sur leur destin, à regagner leur dignité, à devenir un moteur de l'économie, à devenir un pilier de la communauté, à fièrement devenir CAPABLES et CONFORTABLES.

Être CAPABLE de s'aider soi-même et, par extension, d'aider ses pairs est un pouvoir libérateur. L'esclavage que crée la dépendance aux ressources provenant d'autrui pousse à se dévaloriser, se démotiver, abdiquer. Apprendre à s'approprier le pouvoir sur son succès (l'empowerment) commence par la reconnaissance de ses besoins, de ses forces réelles et de ses attentes pour atteindre le CONFORT. L'autonomie, c'est connaître les techniques pour se sortir d'une situation problématique et pour atteindre la solution, sans qu'un tiers malveillant ne tire profit de son malheur, de son inexpérience.

Être CONFORTABLE, c'est l'état où l'on n'est pas stressé par l'imminence de l'échec. Bien entouré par un réseau d'entraide, l'autonome sait accepter l'aide ponctuelle comme ressource pour le maintenir dans le CONFORT. Tant qu'il y est, il est un vecteur de succès du milieu.

Le centre-droitisme est un mouvement qui appuie l'aide aux concitoyens qui en ont besoin, dans la mesure où cette aide est responsable, où elle permet de ne pas être un fardeau pour la société. On parle de liberté lorsque le gouvernement n'impose pas aux individus responsables d'éponger les échecs de ceux qui ne le sont pas. Or, l'économie sociale permet à un organisme d'aider la population tout en étant un moteur socio-économique. L'OBNL autonome est un exemple à suivre pour sa clientèle. Il ne coûte pas cher pour la société et n'est pas porté à lancer des campagnes de chantage émotif chaque fois qu'il n'obtient pas ce qu'il veut. Il est fort et solide, rassurant et protecteur, stable et rentable, réaliste et pragmatique.

L'organisme «Waska, autonomie et services techniques communautaires» à Québec offre des ateliers d'apprentissage où les participants deviennent autonomes ainsi qu'un réseau d'entraide qui leur permet de le rester. L'économie sociale fleurit partout : Secrétariat à l'action communautaire autonome et aux initiatives sociales, Fédération des télévisions communautaires autonomes du Québec, Chantier de l'économie sociale au Québec...

samedi 27 février 2010

TDAH adulte : ma renaissance

Ce billet fait suite à celui titré La vie adulte avec un TDAH. Je dois vous avertir : je décris ici mon expérience personnelle et elle peut ne pas convenir à tout le monde. Aussi, ne le prenez pas comme un document scientifique. Mon intention est de montrer qu'il est possible de se sortir d'une situation avec de la volonté et un peu de bonne planification.

Pour vous mettre en contexte, quarante-trois années de ma vie ont été passées à investir de la bonne volonté à contre-vent, en montant une pente abrupte et en portant un sac à dos plein de cailloux.

Ma vie est un désordre que je ne réussis jamais à ordonner. Chaque fois que je m'attèle à la tâche, mon énergie s'estompe rapidement, ma concentration m'abandonne, je perds la capacité de mener à bien mes résolutions.

Le mois de novembre débute et je décide de prendre le taureau par les cornes : je veux un traitement pour me débarrasser de mon TDAH (trouble de déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité). On me dit que je dois d'abord consulter mon médecin de famille qui, s'il juge que j'en ai vraiment besoin, me référera au spécialiste. C'est simple...

Tout le mois passe et je ratisse le paysage médical public de la Vieille-Capitale et de la région de la Capitale-Nationale entière sans trouver un simple médecin qui veut me suivre. C'est une vraie farce : on doit voir le CLSC qui nous réfère à un GMF qui, à son tour, nous réfère au Collège des médecins qui, croyez-le ou non, nous renvoie au CLSC. Comme dans tout bon système gau-gauchiste, tout le monde est responsable de responsabiliser quelqu'un d'autre.

En bon centre-droitiste, je me suis tanné du fonctionnarisme et je suis allé m'appauvrir dans une clinique privée! Eurêka! J'empoigne le téléphone et j'appelle les médecins de l'économie libérale. La première dame qui me répond, ici à Québec, m'accueille comme un VIP dans un hôtel! J'exprime mon besoin de me trouver un médecin pour un suivi et elle s'empresse à m'annoncer qu'il y a toujours de la place. Dès que je mentionne le TDAH adulte, l'hésitation se fait sentir. Elle se fait très désolée mais on ne peut me servir pour ce genre de mal. Je fais donc le tour de tout ce qu'il y a de privé dans la région, puis autour... Il ne faut pas parler de ce mal honteux.

À Montréal, le deuxième appel est fructueux : un médecin est disponible pour un suivi général. Cette fois-ci, je décide de ne pas mentionner le mot diabolique. On m'assigne dre Graham et le rendez-vous est fixé pour dans moins d'un mois! En fait, je me suis arrangé pour que ça coïncide avec mes vacances pour que je puisse me rendre dans la métropole. Si j'avais pu avant, elle me l'aurait accordé pour cette semaine même!

Curieux webbiste 2.0 que je suis, je consulte le site de la clinique pour me rendre compte que dre Graham est une spécialiste du TDAH! Il a fallu ne pas le mentionner pour que la Nature me gratifie de ce beau cadeau!

Profitant de visiter des êtres chers à Mourrial, je débarque station l'Acadie et trouve facilement la clinique que j'avais préalablement repérée sur Google Streetview. L'examen pour l'ouverture du dossier, mesuré et pesé - wow! j'ai maigri beaucoup! - la préposée à l'accueil a même vérifié deux fois. La carte de crédit plus lourde, je prends la route vers ma Capitale bien aimée, armé de ma prescription.

Il faut bien comprendre que ces pilules ne règlent pas tout. Déjà, j'avais entrepris avec ma coache Chantal un plan de réorganisation (de comment je me sens et de comment revoir mon organisation personnelle) et tout ce que la médication change pour moi est d'amenuiser les «empêchements» sur le plan de la concentration. Je peux avoir l'esprit et la motivation cérébrale nécessaires pour mener à bien mes intentions. Toutefois, je trouve important de préciser que le fait d'être, au départ, un gars heureux prédispose à réussir. Être heureux et en santé, ça contribue. Le méthylphénidate ne rend pas heureux ni en santé. Il ne planifie pas pour soi non plus. C'est l'interaction des bons outils, des bonnes techniques, des bons matériaux, du bon terrain et des bonnes conditions qui mènent à une structure solide.

Ma renaissance consiste à rénover ma structure; c'est ma résolution pour 2010. Jusqu'à maintenant, je suis lambin comme toujours mais je vois de grands progrès!

On s'en reparle!

jeudi 17 décembre 2009

Ah Geneviève...

Laissez-moi vous présenter Geneviève Lefebvre. Pour moi, elle fait partie de ma lecture quotidienne en ligne, au même titre que mes courriels, mon Twitter, mon Facebook et mes blogues. Je l'ai insérée dans mon journal à liens RSS pour lire tout chaud ce qu'elle pond dans son blogue Chroniques blondes.

Qu'est-ce que je fais à lire du «fille» de même? Son français est exquis et m'inspire à encourager mes six poussins (cinq et une empruntée) à aimer leur langue et à cesser graduellement de la torturer. Ses textes ont un effet apaisant sur moi. Oui, c'est vrai, elle peut me faire jurer de ne plus jamais la lire mais jamais assez longtemps pour passer à l'acte. Résolument, elle est ancrée dans mes fils RSS. Elle malmène «l'homme», le mâle, mais c'est drôle. Geneviève joue avec les mots et les idées avec l'agilité et la chorégraphie d'un ballet.

Elle tranche noir sur blanc, blanc sur noir, puis passe par la gamme de teintes. Élan de passion réactionnaire laissant transparaître aussitôt l'indomptable analytique. Je dirais de Geneviève, si je la connaissais, qu'elle est incapable de véritablement haïr ou se déclarer contre quelque chose. Jamais vraiment dure.

Par ses écrits, elle atténue mes élans parfois frustrés que j'éclabousse sur le présent blogue. Un jour, j'ai écrit un article sur le trouble de personnalité limite. Ayant été malmené par les dommages collatéraux de cette plaie, j'ai déversé ma rage sur un texte que j'ai publié sur la page bleue que vous lisez. Le jour suivant, j'ai lu «du» Geneviève Lefebvre. Je me suis senti tout mal et je suis revenu effacer l'article au complet. Je suis à retravailler mon texte qui paraîtra ces jours-ci.

Connaissez-vous Chez Jules? Encore là, elle malmène et torture mes opinions. Mais je suis absolument incapable de ne pas visionner sa série web si bien écrite, jouée par des artistes de talent et absolument sympathique! C'est pas rien : elle réunit devant la lentille les Anne Dorval, Catherine De Léan, Céline Bonnier, France Parent, Janine Sutto, Jessica Barker, Marie-Claude Tremblay, Maude Guérin, Maxime Allard, Mireille Deyglun, Mirianne Brûlé, Pascale Létourneau, Roger Larue, Sharlène Royer, Valérie Valois, Véronique Clusiau... Des talents confirmés et d'autres qui s'affirment. Voyez vous mêmes. Même de mes contacts web 2.0 y figurent!

L'histoire qui débute autour d'un restaurant s'est enrichie et prend de l'ampleur. C'est bonbon mais pas trop sucré. Aux couleurs criardes, le scénario présente des personnages hypervoltés, plus peppés que nature mais il est évident que c'est un enrobage attrayant pour passer des messages profonds et des émotions qui autrement pourraient goûter amer. Comme avec tout «le» Geneviève, je dis que je n'aime pas ce que j'entends mais j'y suis attaché et conquis.

J'en parlerai à ma psy.

mardi 6 octobre 2009

Ubuntu 9.10 - Karmic Koala



La onzième mouture du système d'exploitation Ubuntu, la distribution 9.10 «Karmic Koala» (le Koala karmique) sortira en version finale le 29 octobre 2009.

Ubuntu est un système d'exploitation, tout comme Windows de Microsoft et OSX sur MacIntosh. Il s'agit d'un environnement de travail basé sur Linux comme une multitude d'autres. Il est complètement gratuit, ainsi que toutes les applications qui roulent dessus. C'est ce qu'on appelle la communauté de logiciels libres.

Pourquoi les gens restent-ils avec Windows qui coûte cher, plante tout le temps, fait perdre des heures en dépannages répétitifs et est infesté de virus? Parce qu'ils n'ont tout simplement pas essayé Ubuntu. Voilà. J'entends par «essayer» passer plus que quelques minutes; j'entends par-là le tester à fond pour vivre ses capacités!

Des mythes et des entendus-dire, des vérités du passé, des ouï-dire... Tous les adeptes de Windows ont leur histoire d'horreur concernant Linux. On dit qu'il faut connaître la programmation, que c'est bizarre et très complexe... Laissez-moi vous montrer combien il est simple.

Trois simples menus permettent de faire ce qu'on veut :
  • Applications (les logiciels sont ici)
  • Raccourcis (les dossiers et le réseau sont ici)
  • Système (la configuration et la personnalisation sont ici)
Pour installer une nouvelle application (logiciel), on n'a pas besoin d'aller au magasin et de dépenser. On clique sur le menu «Applications», puis on sélectionne le choix «Ajouter/Supprimer». Dans le nouveau 9.10, ce choix s'appellera «Logithèque». Une liste de tous les logiciels avec leur explication se déroule dans l'écran; on magasine, on clique dans un petit carré, on accepte et c'est fait. Aucun redémarrage. Aucun sou n'est sorti de sa poche.

Un autre mythe qu'on entend est «Je ne pourrai pas faire les mêmes choses qu'avec Windows». Bien sûr que oui! Et ce sera compatible à 100 %. Bien sûr, ici on exclut les jeux de «gamers» qui seront supportés dans une version ultérieure.

La navigation Internet se fait avec Firefox, le traitement de texte avec OpenOffice (compatible avec Microsoft Word), les dessins avec Gimp, la musique avec plusieurs outils semblables et même plus performants que sur Windows, la jasette électronique avec AMSN... J'ai environ 100 logiciels installés sur 40 gigaoctets et j'ai encore beaucoup d'espace pour tous mes fichiers. Quand mes amis plantent avec leur tacot de Microsoft, ils viennent se dépanner sur mon Ubuntu qui ne plante jamais et qui n'est pas infesté de virus.

Si vous voulez en savoir plus, venez rencontrer les gens de Waska au Waskafest, le 22 octobre 2009 à 18 h, au salon de quilles Bellevue, 169, rue Louis-IX à Québec (quartier Loretteville).

Pour plus de renseignements sur Ubuntu 9.10 Karmic Koala, visitez http://doc.ubuntu-fr.org/karmic.

Dorothée: une idole jeunesse pour les 25-45 ans

Dorothée est une one-woman-show, avec une équipe. C'est contradictoire, oui et non. Dès sa vingtaine, en 1973, elle devient animatrice d'émissions jeunesses à la télévision française. Seule une année et demie à faire autre chose coupe sa longue carrière d'un quart de siècle (j'espère qu'elle ne m'en voudra pas) à dominer la scène télévisuelle pour les jeunes enfants, les adolescents et ceux qui le sont restés. C'est en 1997 qu'on la perd à d'autres occupations.



Dorothée est aussi une chanteuse accomplie. À ce jour, elle détient le record de remplir à ras bord le Palais Omnisport de Paris-Bercy 58 fois en 6 ans! De très jeunes enfants aux adolescents, et même leurs parents, ont chanté et hurlé à ses pieds. Elle détient un nombre impressionnant de disques certifiés platine, or et tutti-quanti. Quelques-unes de ses chansons et leurs paroles ici.

Madame est aussi actrice, responsable des émissions jeunesses, speakerine et bédéiste. Son Club Dorothée abrite des sitcoms comme Les Musclés, Le premier baiser, Hélène et les garçons, et toute une panoplie qui n'en finit plus, ainsi que des dessins animés qui sont même produits par la compagnie AB Productions (AB Groupe) avec laquelle elle travaille. Nous, à Québec, nous l'avons connue en 1998 dans Pas de pitié pour les croissants sur Canal Famille, en compagnie de ses fidèles comparses Ariane Carletti, Jacky, Patrick Simpson-Jones et François Corbier.

Dorothée nous est revenue en 2007-2008 sur une chaîne régionale, IDF1, qui diffuse en Île-de-France (la grande région qui entoure Paris). Depuis, elle a animé Dorothée-Choisissez vos animateurs, Pas de pitié pour le Net, IDF1-Midi et, depuis quelques jours, Vous avez du talent?

Je voulais simplement vous faire connaître Dorothée qui est une femme fonceuse (elle dit qu'elle est paresseuse mais elle est de nature humble), une personne attachante et sympathique. Ses expressions faciales sont vraiment du style dessin animé! Qui sait? On verra peut-être Dorothée venir un jour manger une queue de castor sur la terrasse Dufferin.